Cinéma
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Brooklyn Village : la critique du film

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Difficile de choisir parmi tous les films à l’affiche ? Découvre les critiques cinéma de Laure. Honnêtes, sincères et objectives, elle t’aideront à faire ton choix. Aujourd’hui, on parle de Brooklyn Village…

laure lecompte cinema« Salut toi! En cette nouvelle saison cinématographique, pour changer des films à sensations et à explosions à tous les coins de rues, j’ai eu envie de tester un petit film indépendant présenté à Deauville et au Sundance: Brooklyn Village. Le petit film sans stress qui sort de l’ordinaire en racontant de l’ordinaire. » – Laure

Une histoire banale d’amitié ? 

C’est une histoire toute simple. Les Jardine, un couple de Manhattan, vient s’installer avec leur fils Jake 13 ans, dans l’appartement légué par le grand-père en plein coeur de Brooklyn. Au rez-de-chaussée se trouve la boutique de mode de Léonor, ancienne amie du papy défunt et mère de Tony du même âge que Jake. Les garçons se lient instantanément d’amitié, celle-ci sera mise en péril par un différent entre leurs parents. Les Jardine ayant besoin d’argent sont contraints de tripler le loyer que paye Léonor, inchangé depuis son arrivée.

Au départ je m’attendais à voir un film sur le “choc“ des cultures ou des classes sociales, dans la veine de Spanglish ou encore Les femmes du 6éme étage. Mais il n’en est rien. Déja pas de choc des cultures, le personnage de Léonor, même si elle n’est pas américaine de souche, est bien intégrée dans son quartier américain, et les Jardine ne sont pas des conservateurs coincés.

Ensuite pas de choc des classes dans la mesure ou les deux familles ne sont pas si différentes, question revenus. Léonor est quasi mère célibataire gérante d’une boutique, et chez les Jardine, madame est une psychiatre qui assume seule les besoins de sa famille, son mari acteur modeste ne gagnant rien depuis des années.

Le film ne se centre pas uniquement sur ce conflit d’argent. L’intérêt principal étant l’amitié naissante entre Jake timide, créatif et solitaire ; et Tony acteur en herbe, à la langue bien pendue.

Une réalisation simple et réaliste 

038422-jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxxLe film ne cherche pas à faire des effets dignes d’un Michael Bay ou d’un Christopher Nolan. La réalisation est simpliste, sans effets visuels particuliers, et sans effets sonores ahurissants. Ce sont des plans sans tralala, avec de la musique parfois, mais pas tout le temps. Ce qui tend à donner un côté très réaliste très intime avec les personnages. On fait intrusion dans la vie, sans artifice de la part des protagonistes.

Ensuite petit point sur le casting. Deux noms se détachent : Greg Kinnear (qui semble avoir un faible pour les films indépendants après l’excellent Little miss Sunshine) et Alfred Molina. Des acteurs comme j’aime mais pas forcément des têtes d’affiches Hollywoodiennes. On ne cherche pas à présenter des stars mais des personnages. Aucun acteur n’a d’ailleurs le physique d’une divinité grecque. Ce sont des visages humains, que l’on pourrait croiser dans la rue ou chez le boucher.

Pas de drame ou d’histoire d’amour, juste la vie… la vraie

brooklyn-village-critiqueBrooklyn Village, c’est une histoire sans guerre mondiale, chevalerie, drame profond ou histoire d’amour flamboyante. On nous présente une situation “banale” et conflictuelle qui pourrait arriver à tout un chacun. Il n’y a pas de “méchant “, personne n’est réellement à blâmer, tous ont des raisons de faire ce qu’ils font. Personne n’est martyr non plus, tous ont un petit quelque chose à se reprocher ou à critiquer.

Cette histoire d’argent problématique est gérée sans confrontation violente, juste avec des dialogues. L’Histoire d’amitié des deux jeunes garçons est belle et amusante, mais sans aller jusqu’aux actes romanesques ou aux promesses sur la vie et la mort.

En bref

Brooklyn Village n’est le genre de film qui laisse une impression impérissable, ce n’est pas un film qui se veut renversant. On ne cherche à faire du cliché ou du spectaculaire. Si tu es d’humeur frissons ou sensations fortes en ce moment, ce n’est peut être pas ce qu’il te faut. Je préfère le voir plutôt comme une tranche de vie, parlant au public par sa simplicité et sa proximité avec le quotidien.



Pour en savoir plus sur Laure

laure lecompte cinemaAvec son oeil de faucon et sa plume acerbe, cette critique ciné donne son avis sur les dernières sorties ciné. Découvre sa bio.

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