Bien-être, Estime de soi
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« Pourquoi n'ai-je pas confiance en moi ? »

enfantComme nous l’avons vu dans l’article précédent, vous avez une bonne estime de vous quand vous pouvez vous dire : « Je suis aimable telle que je suis et importante pour les autres ». C’est ce qu’on appelle la sécurité intérieure. Sentir que vous êtes à votre place ici, sur terre, sans rien d’autre à faire qu’être vous ! Sentir que vous êtes  bien installée dans votre corps, en sécurité.

La sécurité intérieure est une sensation très  physique. Elle se construit dans la relation aux parents, pendant les premiers mois de vie. Quand vous êtes venues au monde, vous étiez petite et fragile. Chez les autres mammifères, ce n’est pas toujours le cas. Prenons l’exemple du poulain. A peine né, il sait se mettre sur ces pattes. Il sait aussi aller chercher le lait maternel. Pour que le bébé humain soit aussi autonome dès sa naissance, il faudrait que la grossesse d’une femme dure 18 mois ! Autant dire que personne ne survivrait. Mais la nature est bien faite… Le nourrisson nait aux alentours de 9 mois, ce pourquoi il est encore très dépendant. Il a besoin d’être porté, nourri, protégé, cajolé, changé, caressé. C’est la qualité et la quantité des soins prodigués par les adultes qui s’occupent de lui, qui vont ancrer dans le corps du nourrisson la permission d’exister et l’amour qu’on lui porte. Une fois l’enfant bien sécurisé il va pouvoir explorer le monde qui l’entoure.

 « Pourquoi n’ai-je pas confiance en moi ? »

Dans notre culture, on oublie trop souvent que le nourrisson à besoin de prolonger l’état de grossesse par beaucoup de contacts physiques. On nous fait croire qu’il est dans l’intérêt de notre bébé que de le faire dormir dans son lit, dans sa chambre, dès le retour de la maternité. On nous explique également qu’il ne faut pas le prendre dans les bras, de peur qu’il devienne capricieux ou encore de le laisser pleurer pour qu’il s’habitue. Il est aujourd’hui prouvé scientifiquement qu’un enfant qui pleure seul est dans le désespoir complet, au bout de 8 minutes seulement (cf « Pour une enfance heureuse », de Catherine Gueguen)… Et que ces pratiques ont des conséquences considérables sur sa vie d’adulte. En effet, imaginons que, nourrisson, nous ayons manqué de contacts physiques pour nous sentir en sécurité. En grandissant, nous cherchons du contact partout, en permanence. C’est ce qui entraîne des dépendances aux autres (enfants, conjoints, parents), au travail, au shopping, à la cigarette, à l’alcool, au sexe, à la nourriture… Nous cherchons la sécurité qui nous manque à l’intérieur et à l’extérieur.

Votre manque de confiance d’aujourd’hui pars peut être de votre enfance. Prenez conscience de ce qui s’est passé dans votre histoire. Partez à la recherche de la petite fille que vous étiez et de ce qu’elle a vécu. Car, même si cette prise de conscience peut être douloureuse, c’est grâce à elle que vous pourrez agir pour construire votre sécurité de base.

Car oui, vous pouvez remédier à ce manque de sécurité intérieure. C’est ce que nous verrons dans le prochain article : des pistes concrètes pour apprendre à vous aimer, telle que vous êtes, sans avoir rien à faire d’autre qu’être vous !

Audrey

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Les Pulpeuses

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