Bien-être, Santé
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Ostéopathie : médecine alternative ou imposture ? (1/2)

Ostéopathie : médecine alternative ou imposture ? (1/2)

Souvent traités de charlatans, les ostéopathes bénéficient depuis 2002 d’un cadre légal en France. Mais à quoi servent-ils ? Que peuvent-ils diagnostiquer et soigner ? Quel est le cadre légal et officiel de l’ostéopathie ? Olivier NTSIBA, ostéopathe nouvelle génération, nous livre les secrets de cette thérapie manuelle dans notre dossier « Ostéopathie : médecine alternative ou imposture ? » en 2 parties… Ostéopathie : médecine alternative ou imposture ? (1/2)

Qu’est-ce que l’ostéopathie?

L’ostéopathie est une médecine qui vise à diagnostiquer et à traiter les manques de mobilité dans le corps. Pour comprendre l’ostéopathie il faut connaître ses 3 grands principes :

1. Lien entre une structure et sa fonction

Ça signifie que la mobilité de toutes les structures du corps est liée au bon fonctionnement de celui-ci. Des manques de mobilités peuvent provoquer des troubles de l’état de santé, et inversement, une santé altérée provoquera des manques de mobilité. Par exemple, un foie qui ne fonctionne pas bien sera congestionné et la mobilité de la cage thoracique sera moindre. Inversement si une cage thoracique présente un manque de mobilité, le foie fonctionnera moins bien.

2. Unité du corps

Toute les structures du corps sont liées par des liens mécaniques (ligaments, fascias, muscles, organes), fluidiques (le sang circule bien dans la totalité du corps) et neurologique (l’équilibre, proprioception…). Ainsi, l’origine d’une douleur peut se trouver à un endroit très éloigné de celle-ci.

3. Capacité d’auto guérison du corps

Le corps possède plusieurs systèmes d’autodéfense, de réparation, de compensation et d’adaptation. L’apparition d’un trouble fonctionnel, d’une douleur voire d’une pathologie est l’expression de la défaillance de ces systèmes. Le but de l’ostéopathie n’est donc pas de traiter des pathologies mais de lever les obstacles qui ont mis les systèmes d’autorégulation à défaut.

Quelles études ont suivis les ostéopathes ?

qu'est ce que l'ostéopathieC’est là le grand problème de notre pratique. L’ostéopathie a été reconnue, mais les décrets d’application se font attendre. Il existe donc une multitude de parcours et d’écoles plus ou moins sérieuses qui permettent d’obtenir un diplôme d’ostéopathe. La première possibilité est de se former dans une école d’ostéopathie. La seconde possibilité est de devenir d’abord praticien de santé (médecin ou kinésithérapeute) et d’ensuite se former en ostéopathie. Dans les deux cas, lorsque vous souhaitez consulter, je conseille de se renseigner sur le cursus de formation du praticien que l’on choisi.

Il faut surtout une formation qui inclut au moins 2 ans de pratique en clinique ostéopathique pour étudiants (prise en charge de patients et cela encadré par des professionnels expérimentés). Ce sont en tout cas les critères que l’ensemble des syndicats professionnels essayent d’imposer.

Comment s’assurer du diplôme de l’ostéopathe? 

L’ostéopathe doit être agréé pour avoir le droit de disposer du titre d’ostéopathe et son nom doit être inscrit dans la liste extraite du fichier ADELI prévue à cet effet. Cette liste est disponible sur demande écrite auprès des DDASS (Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales). Vous pouvez également vous renseigner auprès de votre mutuelle, dans le cas où elle rembourse les prises en charge ostéopathiques. Il existe bien d’autres agréments ou labels certifiant le nombre d’années d’études, la qualité du thérapeute ou encore son appartenance à un syndicat professionnel. Selon moi, ils sont trop couteux et trop nombreux pour y voir clair. Le premier outil et le plus fiable reste le bouche à oreille. Renseignez-vous surtout sur le nombre d’années d’études qui doit être au minimum de 5 ans à temps plein et sur le titre d’Ostéopathe D.O.

Quelle est la différence entre un kiné et un ostéo ?

IMG_9588La kinésithérapie a une action « locorégionale » dans sa prise en charge. Le kinésithérapeute entre dans un axe thérapeutique qui a un but précis. Son travail vise donc à rééduquer une ou plusieurs articulations, ou à travailler sur un organe précis comme par exemple les poumons.

L’ostéopathie, prend en charge le patient dans sa globalité. Le but de l’ostéopathe n’est pas de traiter une pathologie, mais de rééquilibrer le patient afin de rétablir sa capacité d’auto-guérison. Pour cela, l’ostéopathe interroge systématiquement son patient sur tous les systèmes de son corps. Quelle que soit le symptôme du patient, l’ostéopathe se renseigne sur les systèmes crânien, respiratoire, cardio vasculaire, digestif, gynéco-urinaire, postural etc…

Pour autant, la kinésithérapie et l’ostéopathie ne sont pas incompatibles. D’ailleurs, je travaille moi-même avec un kinésithérapeute et nous sommes d’accord sur le fait que les deux prises en charge sont complémentaires.

Quelle est la différence entre chiropracteur et un ostéopathe ?

La différence entre ces deux praticiens est beaucoup plus difficile à mettre en évidence. En effet, les deux pratiques partagent les mêmes principes. Je répondrais donc à la question en prenant l’exemple d’une dysfonction viscérale de l’intestin grêle.

La dysfonction viscérale est un trouble du fonctionnement d’un viscère, par exemple pour l’Intestin grêle cela signifie que le patient « a du mal à digérer ». Le problème de digestion a pu provoquer le manque de mobilité articulaire mais il est possible également que ce soit le manque de mobilité qui ait provoqué le souci de digestion. Quoiqu’il en soit, le chiropraticien traitera toujours l’articulation pour corriger le problème. Quant à l’ostéopathe, il traitera soit l’articulation, soit le viscère, soit les deux, en fonction de ce qui est apparu en premier et des tests qu’il aura effectués.

La variété des techniques des chiropraticiens compense largement l’absence des techniques viscérales et crâniennes qui sont spécifiques à l’ostéopathie. La chiropratique n’est donc pas une sous pratique de l’ostéopathie mais bien une pratique à part entière. Pour résumer, le chiropraticien est un ostéopathe qui ne travaille qu’en technique ostéo-articulaire (qui fait « craquer » les articulations).

A suivre…

Dans la 2ème partie de ce dossier santé, Olivier NTSIBA continuera de nous faire découvrir l’ostéopathie en nous expliquant les différentes façons de pratiquer l’ostéopathie, ce que soigne cette médecine douce et en nous indiquant comment travaille un ostéopathe. A suivre le 26 février…

Pour en savoir plus sur Olivier Ntsiba : ntsiba-olivier-osteopathe.fr/

Les Pulpeuses

0 Commentaires

  1. Désolé mais cet ostéopathe non-professionnel de santé a oublié de préciser quelques points importants :

    1 un ostéopathe non-professionnel de santé n’a pas le droit légal de traiter une pathologie avérée ou une lésion organique avérée, ou qui fait l’objet d’un traitement médical ou physique en cours: exemple: vous avez une entorse de genou, votre médecin a diagnostiqué une lésion d’un ligament, vous a prescrit des anti-inflammatoires (par exemple) et vous êtes pris en charge en kinésithérapie: un ostéopathe non professionnel de santé n’a pas le droit de vous toucher pour cette atteinte. Un ostéopathe ne peut prendre en charge que des troubles fonctionnels ( cad qu’aucun examen n’a trouvé de raisons organique-anatomique a ces troubles) cf http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000462001 , art 1

    2 un ostéopathe non professionnel de santé n’a pas le droit de prendre en charge un nourrisson sans certificat médical de non-contre-indication. Il n’a pas le droit a certains actes (touchers pelviens par exemple)

    3 l’idée qu’un kinésithérapeute ne fait que du loco-régional est une bêtise énorme, un kinésithérapeute construit son traitement selon un bilan initial qu’il a effectué, et est enseigné des liaisons musculaires et myofasciales, et est formé à la biomécanique ( des douleurs lombaires peuvent avoir une autre cause que loco-régionale). Un kinésithérapeute soigne un patient, pas un genou ou un rachis lombaire.

    4 le bouche à oreille est un argument très spécieux, que ce soit pour un ostéopathe praticien de santé ou non, révélant simplement que l’ostéopathe est bon vendeur, a un bon relationnel, sachant qu’un patient content peut en envoyer 10 nouveaux, quand un mécontent ne se vante pas toujours de s’être fait « avoir » de 50 ou 60 euros, et au plus en retient 3 ou 4.

    5 Formation d’au  » minimum de 5 ans à temps plein et sur le titre d’Ostéopathe D.O. » : c’est faux, les professions de santé ayant déjà (pendant leur formation initiale) appris certaines matières ne les refont pas pendant la formation d’ostéopathie qu’il font pour avoir le DO. De plus certains ostéopathe sont agréés sans avoir le DO, par assimilation lors de la parution du décret d’utilisation du titre d’ostéopathe de 2007.

    6 Pour ce qui est de professionnels de santé ostéopathes, il y a aussi des infirmier(e)s des sages-femmes et des pédicures-podologues ostéopathes

    7 un professionnel de santé ostéopathe peut prendre en charge un patient avec la double casquette, agissant selon sa spécialité sur prescription médicale (par exemple un kiné-ostéo) et comme ostéopathe si nécessaire ou en première intention ( étant entendu que cette partie de prestation ne devra jamais être prise en charge au titre de kinésithérapie remboursées sécu, mais comme acte d’ostéopathie parfois pris en charge par certaines mutuelles et assurances) tout en informant le patient (selon un code de déontologie que les non professionnels de santé n’ont pas de façon réglementaire).

    8 En cas de mise en responsabilité du professionnel lors d’un acte ayant eu des conséquences préjudiciables l’assurance des ostéopathes non professionnels de santé (quand il y en a une!) de couvrira pas certains points, alors que l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) couvrira un préjudice occasionné par un ostéopathe professionnel de santé.

    9 Les DDASS sont supprimées depuis 2010 ! A ce jour les directions territoriales des ARS les remplacent.

    10 Pour info, le Conseil d’Etat a interdit les ostéopathes non professionnels de santé en maisons de santé pluridisciplinaires, et le conseil de l’Ordre des médecins déconseille aux médecins d’envoyer chez des non-professionnels de santé sous peine de complicité d’exercice illégal de la médecine et de tromperie envers le patient qui « avait confiance puisque c’est son médecin qui l’a conseillé » en cas de problème.

    11 Attention aux dérives thérapeutiques que l’on voit parfois chez les ostéopathes (professionnels de santé ou non) qui s’apparentent parfois au charlatanisme et à la « gourouthérapie ».

    12. Quant au titre: « médecine alternative »…. Ce n’est pas une médecine, mais un traitement. La médecine est réservée par la loi aux médecins.
    TD

    • @delapierre, Stéphanie notre rédactrice en chef a consulté Olivier à ce sujet et voici sa réponse. Nous vous invitons à prendre directement contact avec lui si vous souhaitez poursuivre les échanges :
      Bonjour Stéphanie,

      J’ai bien vu le commentaire sur votre article. Je rappelle que cet article est destiné à informer les patients et se veut être simplifié au maximum. C’est pourquoi il peut paraître incomplet pour les lecteurs professionnels.

      Le commentaire en question présente certaines imprécisions et contrevérités qui vont compliquer la compréhension des lecteurs. Je reprendrai donc ce commentaire point par point :

      1 « un ostéopathe non-professionnel de santé n’a pas le droit légal de traiter une pathologie avérée ou une lésion organique avérée, ou qui fait l’objet d’un traitement médical ou physique en cours. »

      Ce qui est dit dans ce premier point est vrai, mais l’ostéopathe (probablement professionnel de santé) qui a rédigé ce commentaire a dû mal lire et connaît peut être mal l’ostéopathie du moins comme elle est enseignée dans les écoles d’ostéopathes exclusifs.

      En effet, l’ostéopathe ne traite pas une pathologie (cf question n°4 « Quelle est la différence entre un kiné et un ostéo ? ») mais un patient dans sa globalité. Et comme il est dit dans la réponse de la première question (« Qu’est-ce que l’ostéopathie? »), l’origine d’un trouble ou les conséquences d’une lésion sont parfois très éloignées de la douleur ou de l’atteinte.

      Il va donc de soi que les ostéopathes peuvent traiter leurs patients sans avoir à traiter la lésion organique de leur patient tout en laissant le médecin et le kiné faire leur travail.

      Pour l’exemple de l’entorse au genou, il est clair que l’ostéopathe ne touchera pas le genou, néanmoins il peut mobiliser le bassin, les pieds, les viscères, la colonne, la cage thoracique, le crâne… Ce traitement ostéopathique sera bénéfique pour le patient et lui permettront de récupérer plus rapidement et plus efficacement de son entorse.

      N’oublions pas qu’une entorse est une lésion organique qui entraînera des compensations qui peuvent être morbides pour le patient

      J’ajouterai également que les ostéopathes exclusifs (ou non-professionnels de santé) au même titres que les ostéopathes médecins ou kinésithérapeutes sont formés afin de reconnaître les signes de lésions organiques et donc d’orienter vers un médecin spécialiste pour un examen approfondi avant la manipulation. Mais Ces tests, s’ils se révèlent positifs, n’interdisent pas tous la prise en charge ostéopathique. Certaines techniques peuvent être contre indiquées quand d’autres seront conseillées.

      2 « un ostéopathe non professionnel de santé n’a pas le droit de prendre en charge un nourrisson sans certificat médical de non-contre-indication. Il n’a pas le droit à certains actes (touchers pelviens par exemple) »

      Pour ce qui est du droit français en matière d’ostéopathie, la législation progresse rapidement (aussi rapidement qu’une législation le permet). Je rappelle qu’il y a une quinzaine d’année encore, les ostéopathes exclusifs étaient considérés comme faisant de la pratique illégale de la médecine.

      Il s’agit de politique et de guéguerres de syndicats qui veulent s’approprier une profession. Ces lois sont tout ce à quoi les détracteurs de l’ostéopathie se raccrochent pour dénigrer les ostéopathes exclusifs (les plus représentatifs des ostéopathes français). Dans la pratique, les nourrissons sont pris en charge par tous les ostéopathes y compris « non-professionnels de santé » et ils obtiennent (nous obtenons) de très bon résultats.

      Même chose pour le toucher pelvien, toucher rectal ou autre pratiqués à titre exceptionnel par certains ostéopathes. Bien entendu ces actes ne sont pas anodins et sont spécifiques de certains troubles précis.

      3 « L’idée qu’un kinésithérapeute ne fait que du loco-régional est une bêtise énorme, un kinésithérapeute construit son traitement selon un bilan initial qu’il a effectué, et est enseigné des liaisons musculaires et myofasciales, et est formé à la biomécanique »

      Encore une fois je précise que cet article vise à simplifier les choses. La kinésithérapie a pour principal but la rééducation d’une lésion. Rééducation d’une entorse, rééducation d’une fracture, récupération d’un mouvement (ce que ne fait pas l’ostéopathie). La globalité de la kinésithérapie se résume à l’appareil locomoteur et ne prend pas en charge la sphère viscérale ou crânienne (ce que fait l’ostéopathie). Les pratiques sont donc bien différentes et complémentaires.

      C’est pour simplifier que j’ai mis le terme « loco régional » que j’ai pourtant bien mis entre guillemets pour ne pas froisser la sensibilité des kinésithérapeutes dont je respecte énormément la pratique.

      4 « Le bouche à oreille est un argument très spécieux, que ce soit pour un ostéopathe praticien de santé ou non, révélant simplement que l’ostéopathe est bon vendeur, a un bon relationnel, sachant qu’un patient content peut en envoyer 10 nouveaux, quand un mécontent ne se vante pas toujours de s’être fait « avoir » de 50 ou 60 euros, et au plus en retient 3 ou 4 »

      D’autres disent qu’un patient mécontent le dira à 100 personnes quand un patient content le dira à 3 ou 4… des théories de ménagères de 50 ans si vous voulez mon avis (sauf le respect du commentateur).
      Mais concrètement dans les faits, il n’y a aucun ordre de l’ostéopathie. Il y a une quinzaine ou une vingtaine de syndicats avec pour chacun des chartes de bonnes pratiques et des codes de déontologie différents. Chacun possède également un annuaire des ostéopathes, ceux-ci seraient (selon leurs critères spécifiques) « ceux qu’il faut aller voir et pas les autres ».

      La vérité est que ce sont les adhérents à ces syndicats et donc les personnes qui ont payé pour être sur ces annuaires qui y sont. Il faudrait donc adhérer à tous ces syndicats pour être présent dans chacun des annuaires. Soyons sérieux…

      D’autres annuaires ne sont même pas créés par des syndicats mais par des ostéopathes eux même avec des adhésions parfois au prix exorbitant. Le bouche à oreille est donc selon moi beaucoup moins spécieux que ces annuaires ou autres labels sur lesquels des ostéopathes peu sérieux se retrouvent au même rang que les autres parce qu’ils ont payé.

      De plus, être un « bon vendeur » ne peut suffire. On ne peut l’être sans être un minimum efficace et le critère principal de sélection d’un ostéopathe reste sa formation donc son titre d’ostéopathe « D.O. » et le nombre d’année d’étude comme il est écrit dans l’article.

      5 « Formation d’au « minimum de 5 ans à temps plein et sur le titre d’Ostéopathe D.O. » : c’est faux, les professions de santé ayant déjà (pendant leur formation initiale) appris certaines matières ne les refont pas pendant la formation d’ostéopathie qu’ils font pour avoir le DO. De plus certains ostéopathes sont agréés sans avoir le DO, par assimilation lors de la parution du décret d’utilisation du titre d’ostéopathe de 2007. »

      C’est vrai c’est une imprécision de ma part car je n’ai pas jugé cette information nécessaire à la compréhension des lectrices et des lecteurs. Mais je conseille malgré tout (tout comme la plupart des syndicats d’ostéopathie) de s’orienter vers un ostéopathe D.O. qu’ils soient de formation initiale ou préalablement professionnel de santé.

      6 « Pour ce qui est de professionnels de santé ostéopathes, il y a aussi des infirmier(e)s des sages-femmes et des pédicures-podologues ostéopathes »

      Même chose, c’est une imprécision de ma part. J’ajouterai même qu’il y a des manipulateurs radio et autre non-professionnels de santé qui sont devenu ostéopathe en faisant la même formation que les professionnels de santé ostéopathes. Des informations qui ne sont pas nécessaire à la compréhension dans cet article et qui, au contraire, compliquent les choses.

      7 « Un professionnel de santé ostéopathe peut prendre en charge un patient avec la double casquette, agissant selon sa spécialité sur prescription médicale (par exemple un kiné-ostéo) et comme ostéopathe si nécessaire ou en première intention ( étant entendu que cette partie de prestation ne devra jamais être prise en charge au titre de kinésithérapie remboursées sécu, mais comme acte d’ostéopathie parfois pris en charge par certaines mutuelles et assurances) tout en informant le patient (selon un code de déontologie que les non professionnels de santé n’ont pas de façon réglementaire). »

      La majorité des syndicats d’ostéopathes sont contre la cohabitation (double casquette). Elle est d’ailleurs même interdite (du moins beaucoup plus codifiée) par la loi en Belgique qui est un pays très en avance au niveau de l’ostéopathie. Quoiqu’il en soit je déconseille de consulter un « kiné-ostéopathe » pratiquant la cohabitation comme je déconseillerais à quelqu’un de se procurer du poisson dans une boucherie…

      Il s’agit là de mon point de vue mais ce que dit mon confrère et juste. En termes de législations, il est autorisé de faire de la cohabitation. D’ailleurs beaucoup de choses sont autorisées par la loi mais très mal perçues par les syndicats et les professionnels comme la publicité ou les tickets Groupons par exemple.

      8 En cas de mise en responsabilité du professionnel lors d’un acte ayant eu des conséquences préjudiciables l’assurance des ostéopathes non professionnels de santé (quand il y en a une!) ne couvrira pas certains points, alors que l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) couvrira un préjudice occasionné par un ostéopathe professionnel de santé.

      Une nouvelle fois cette information n’est pas indispensable à compréhension de l’article basé principalement sur la pratique. Mais j’invite ce monsieur à en venir en débattre personnellement avec moi si le sujet le passionne car sur ce constat nos avis peuvent converger.

      9 Les DDASS sont supprimées depuis 2010 ! A ce jour les Directions territoriales des ARS les remplacent.

      En effet La DDASS et la DRASS sont désormais réunies et s’appellent désormais Agences Régionales de Santé. Vous pourrez corriger et remercier votre lecteur pour son aide.

      10 Pour info, le Conseil d’Etat a interdit les ostéopathes non professionnels de santé en maisons de santé pluridisciplinaires, et le conseil de l’Ordre des médecins déconseille aux médecins d’envoyer chez des non-professionnels de santé sous peine de complicité d’exercice illégal de la médecine et de tromperie envers le patient qui « avait confiance puisque c’est son médecin qui l’a conseillé » en cas de problème.

      De la politique. Ces informations (qui sont à vérifier de surcroît) n’apportent rien à la compréhension des lecteurs.

      11 Attention aux dérives thérapeutiques que l’on voit parfois chez les ostéopathes (professionnels de santé ou non) qui s’apparentent parfois au charlatanisme et à la « gourouthérapie ».

      Je pense que la seconde partie de l’article éclairera le lecteur.

      12. Quant au titre: « médecine alternative »…. Ce n’est pas une médecine, mais un traitement. La médecine est réservée par la loi aux médecins.

      Pour ce commentaire je ne juge pas important d’y répondre car en termes de définition française il s’agit bien d’une médecine. Quoiqu’il en soit vous pouvez corriger. Il s’agit encore de législation comme pour le terme « Massage » que les esthéticiennes ne peuvent utiliser car réservé aux seuls Kinésithérapeutes.

      J’espère avoir répondu à vos questions.

      Je me tiens disponible pour toute information complémentaire. Je vous félicite pour l’article où vous avez très bien résumé et rédigé.

      à bientôt.

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