Bien-être, Estime de soi
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Qui suis-je ?

question

Vous savez qui vous êtes ? Vous savez faire des choix et prendre des décisions ? Vous êtes à l’aise avec le fait de dire « non » ? Vous gérer les conflits avec aisance et facilité ? Bravo à vous ! Rendez vous le mois prochain, cet article n’est pas pour vous J! Pour toutes les autres, dire « non » est mission difficile, voire impossible ?  Alors lisez la suite…

« Je ne sais pas dire Non », « Je me fais tout le temps marcher dessus », « J’ai trop peur du conflit », « Je ne sais pas qui je suis »…  sont autant de motifs de consultation que j’entends dans mon cabinet.

L’origine du malaise 

Poser ses limites s’apprend dans l’enfance entre 18 mois et 2 ans environ. C’est la « fameuse » période du « non ». Cette période est importante car nous y construisons notre identité et notre capacité à penser par nous même. Cette période peut être courte si l’entourage accueille nos refus d’enfant avec bienveillance… Car dire « non », c’est agir pour nous même, pas contre les parents. On ne s’oppose pas, on s’individualise :

  • Non, je ne veux pas mettre la robe verte, je veux mettre ma robe de fée pour aller à l’école
  • Non, je ne veux pas me laver, je veux encore jouer
  • Non, je ne veux pas aller avec vous en vacances, je veux faire une semaine camping entre filles
  • Non, je ne veux pas faire médecine, je veux faire architecte
  • Non, je ne peux pas faire la présentation à ta place, j’ai déjà 3 dossiers en attente
  • Non, je ne veux pas aller chez tes parents cette fois ci, je préfère rester chez nous…
Pour chaque « non » que je dis à l’autre, il y a un « oui » à mes envies 

Quand les parents écoutent les refus, ils transmettent les messages suivants :

  • Tu es important(e), je te respecte,
  • Tu as le droit de penser par toi-même et de changer d’avis,
  • Tu as le droit de penser différemment de moi, de faire tes propres choix et je continue de t’aimer

Seulement, peu d’entre nous ont eu des parents à l’aise avec le fait d’écouter nos refus et nos colères. Beaucoup d’entre eux nous ont punis, ignorés, moqués, frappés, rabroués… Ou alors nous les avons sentis tellement dépassés par nos refus ou ceux de nos frères et sœurs, que nous en avons déduit que dire « non » était dangereux. Alors, nous disons « Oui » à tout le monde, pour faire plaisir et nous passons à côté de nous même et de notre vie.

« Mais je ne peux pas lui dire ça ! Ca va le tuer ! » 

Nous sommes nombreuses à avoir peur de dire ce que nous pensons vraiment de peur de blesser l’autre ou de perdre son amour ? Nous sommes nombreuses à avoir peur des désaccords, des conflits. Cette appréhension prend racine dans notre enfance, car à l’époque nous étions très dépendantes de nos parents (cf article Pourquoi n’ai-je pas confiance en moi ?).

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui ! Vous n’êtes plus un bébé sans défense, vous êtes adulte. Donc vous pouvez apprendre à poser vos limites, à dire non, tout en restant en lien.

Comment faire ? 

Il s’agit maintenant de faire des expériences que vous n’avez pas pu faire quand vous étiez enfant. Prenez votre temps et faites vos expériences  étape par étape. Vous pouvez commencer par ce qui vous semble le plus facile (ou le moins difficile) pour aller crescendo :

  • Rentrez dans un magasin, regardez, demandez conseil à un vendeur/vendeuse… et repartez sans rien acheter.
  • Changez d’avis : au restaurant commandez un plat, et puis changez… revenez au premier plat que vous aviez choisi.
  • Dites 3 fois « non » dans la journée.
  • Avec une copine, allez dans un magasin, essayez des tenues différentes de ce que vous portez d’habitude, de vêtements que vous ne porteriez jamais dans la « vraie vie », laissez vous sentir ce que ça vous fait.
  • Prenez la parole 3 fois dans la journée.
  • Faites-vous maquiller par un professionnel, voyez comme ça change votre image.
  • Essayer des perruques, regardez vous avec des coupes, des longueurs, des couleurs différentes… laissez vous sentir ce que ça fait en vous.
  • Accrochez des messages à des endroits visibles : « J’ai le droit d’être différente », « J’ai le droit de penser par moi-même », « J’ai le droit d’être en colère », « J’ai le droit d’avoir un goût personnel », « Je suis importante », « J’ai le droit de changer d’avis »…
  • Quand on vous demande quelque chose, dites systématiquement « non », réfléchissez et ensuite donnez votre réponse.

Dans le prochain article, nous verrons une autre composante de l’estime de soi. Mais pour l’heure, je vous propose de partir à la découverte de vous-même. Et posez vous la question « Quand je dis Non, à qui ou à quoi je dis Oui ? ».

Audrey,

Portrait_AudreyDESCAMPS
Rédactrice de la rubrique « Estime de soi » 

 

 

 

 

 

 

Les Pulpeuses

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